Humeur

Si tu savais…

1 février 2020

Si tu savais ce que tu rates à ne pas vouloir m’accorder d’intérêt… Tu cours après l’amour au point de recycler tes ex, tu te morfonds sur ta solitude avec ta guitare alors qu’il t’aurait suffit d’un sms pour que je vienne éclairer tes soirées. Tu m’ignores, encore et toujours, tu repousses même mon amitié alors que je ne t’en demandais pas plus. Qu’est-ce qui cloche chez toi pour être aussi aveugle ? Et qu’est-ce qui cloche chez moi pour en souffrir encore ? J’aurais été prête à patienter, à prendre le temps d’apprendre à te connaître, tout le temps qu’il aurait fallu. Après tout, c’est uniquement ce que j’attendais de toi : apprendre à te connaître. Mais tu te renfermes comme une huître dès que j’approche, ton attitude me glace à chaque fois. On aurait pu passer de si bons moments ensemble si tu m’avais laissé l’opportunité de passer un peu de temps avec toi depuis. De te faire découvrir qui je suis vraiment. Des mois que je laissais les choses se tasser dans l’espoir de pouvoir rattraper les pots cassés, mais force est de constater que tu n’en as rien à faire. Je ne peux pas me battre seule. Tu ne m’as jamais laissé l’opportunité de rentrer dans ta bulle. Je n’avais plus été si sûre de vouloir quelqu’un depuis si longtemps… Et maintenant tu as réussi à m’en faire douter. Au fond, tu ne devais pas en valoir autant la peine.

Je ne suis bien sûr pas parfaite. Je ne suis bien évidemment pas la plus jolie des filles que tu suis sur Instagram ou avec qui tu discutes. Je n’ai pas non plus la confiance en moi de tes conquêtes ou la répartie de tes amies. Je me traîne en plus cette maladie comme un boulet à la cheville mais tu passes à côté de tout le reste : ma joie de vivre, ma tendresse, mes baisers, ma folie, ma fidélité, mon intégrité, mon soutien, mes fous-rires, mon écoute, mon attention, mon corps, tout ce que j’aurais été prête à te confier, tout ce que j’aurais été prête à te faire découvrir. Je suis fatiguée de t’attendre, fatiguée de me heurter à ton indifférence. Je mérite quelqu’un qui se battra en retour pour moi, pour m’apprivoiser. Ce que tu n’as jamais fait.

D’autres hommes que toi sauront apprécier tout ce que je suis et ce que j’ai à donner. J’en ai la preuve régulièrement. Ecrire a toujours été mon exutoire, ma soupape de sécurité. Ecrire ne m’oblige pas à te soûler avec mes mots une fois de plus ou à affronter ton indifférence. Ecrire me permet de contrôler et réguler mes émotions, ce que je n’aurais pas été capable de faire en face de toi. Ce soir je suis triste de renoncer à toi, de renoncer à cette certitude que j’attendais depuis longtemps. Je ne saurais même pas expliquer ce coup de coeur pour toi, tu n’as rien fait pour qu’il arrive, rien fait pour qu’il perdure. J’en ai été la première consternée. J’ai voulu y croire malgré tout… Mais je vaux mieux que ça.

Ça ira mieux, demain est un autre jour.

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